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La cure de repos, 2017 
Argile, peinture, bois, verre
1 m x 60 cm x 25 cm


Cette oeuvre interroge le lien entre la folie et les femmes et la place que l’on a faite à celles-ci au sein de la société du 19ème siècle à nos jours. Coincées entre le désir de s’épanouir et les attentes d’une société masculine, ces « femme névrosées » souffriraient d’un manque de liberté de comportements.

Ici, l’enfermement psychique, parfois physique donne à voir un corps morcelé, disséqué. Cures de repos, traitements électriques, pharmaceutiques étaient administrés à ces femmes dites hystériques. De nos jours, la cure psychiatrique se traduit essentiellement par l’apport d’une réponse physiologique. Or, déséquilibre psychique rime t-il nécessairement avec dérèglement chimique ? Les névroses ne seraient-elles pas le résultat d’un jeu subtil entre perspectives culturelles et réalités biologiques mouvantes ?

Captifs, ces fragments de corps sous cloches, comme une mise en culture que l’on observe, renvoyant à l’aspect théâtral des « leçons du mardi » au temps de Charcot, questionnent également l’instrumentalisation du sujet.

Cette main salvatrice, peut être créatice, donnant lieu à une forme de sublimation et apparaît alors comme l’exutoire...